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Femmes marocaines et entrepreneuriat, des difficultés à vite anéantir

Femmes marocaines et entrepreneuriat, des difficultés à vite anéantir

Au niveau des TPME

Dans une étude menée par l’Observatoire Marocain de la très petite et moyenne entreprise (OMTPME) et rendue publique à l’occasion de ce Mardi 8 mars 2022, la femme marocaine rencontre des difficultés à devenir entrepreneuses ou dirigeantes d’entreprises au Maroc.

Cette conclusion émane du croisement d’un dictionnaire des prénoms arabes avec la base de données consolidée de cet observatoire et celles misent à sa disposition par ses partenaires. A savoir, la base de données des prénoms des dirigeants disponibles chez l’OMPIC (1 millions d’entreprises) et celle de la Direction Générale des Impôts pour les personnes physiques.

L’exploitation de ces données a fait ressortir que les femmes ne siègent qu’à la tête de 16.2% des entreprises marocaines. Ce taux se réduit à 14.6% au niveau des personnes morales et passent à 16.3% pour les personnes physiques. Toutefois, les inscrites au régime de l’autoentrepreneur créé en 2004 constituent le un quart (25,5%) de cette population fiscale.

Partant de là, l’OMTPME a incité les pouvoirs publics à élaborer des politiques permettant l’encouragement de l’entreprenariat féminin.

Au niveau des Grandes Entreprises

Selon la Société Financière Internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale et le Club des Femmes Administrateurs Maroc (CFA-Maroc), les femmes P.D.G et membres des conseils d’administration ou de surveillance ne font respectivement que 2% et 18% de leurs classes.

Afin d’approfondir la réflexion, ces deux structures ont annoncé, en septembre 2021, le lancement d’une enquête en ligne qui vise à cerner l’impact de la diversité du genre sur la performance de ces conseils. Puis à renforcer les compétences managériales des femmes et de mettre en lumière la valeur ajoutée qu’elles apportent à l’économie.

Au niveau des femmes ingénieures

Il est clair que l’absence d’un observatoire national de l’ingénierie marocaine pénalise les travaux des chercheurs intéressés par de telles problématiques.

Nonobstant, nous rappelons une des conclusions formulées par Mme. Scarfò Ghellab Grazia, Sociologue et Professeure de sociologie à l’Ecole Hassania des Travaux Publics de Casablanca à ce propos : La “ variable sexe ” – la question du genre – se révèle fort utile pour comprendre des trajectoires personnelles, scolaires et professionnelles caractérisées par la complexité et la spécificité. D’autres variables paraissent aussi essentielles : “ l’origine sociale ” et “ le cursus scolaire ” accompli.

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