Articles

Combien de CPGEistes deviennent ingénieurs d’Etat au Maroc?

Combien de CPGEistes deviennent ingénieurs d'Etat au Maroc?

Dans la perspective d’approcher le nombre exacte d’ingénieurs formés annuellement au Maroc, nous commençons par cerner l’effectif de ceux issus des classes préparatoires. Une voie d’excellence, qui continue d’attirer les meilleurs bacheliers du Royaume en comparaison avec des trois autres voies détaillés dans notre précédent article: Comment devenir ingénieur au Maroc?.

Ainsi, nous pouvons estimer cet effectif en revenant au nombre de places offertes par les établissements de formation d’ingénieurs et établissements assimilés aux lauréats du concours national commun (CNC). Publié régulièrement sur les notices du CNC destinées aux taupins, cet effectif a grimpé de 67% sur les dix dernières années en passant de 2399 en 2010 à 4002 en 2020 (voir graphique ci-dessous).

Une croissance due en premier ressort au passage de places offertes par les réseaux ENSA/ENSAM/ENSET/FST de 0 place en 2010 à 974 en 2020. Par conséquent, ils ont détrôné l’Ecole Mohammadia des Ingénieurs (EMI) en terme d’effectif à compter de l’ouverture de cette passerelle en 2011.

Cette croissance est aussi expliquée par la création de nouveaux établissements de formation et la progression continue de leurs capacités d’accueil. A titre d’exemple, L’Ecole Centrale de Casablanca (ECC) qui a offert 11 places aux taupins en 2015 a ouvert ses portes à 109 admis en 2020. Pareil, l’Ecole Supérieure du Génie Biomédicale (ESGB) qui a réservé 50 places aux taupins en 2015, a pu inscrire 140 futurs ingénieurs en 2020.

De même, nous avons assisté en 2012 à la transformation de l’Ecole des Sciences de l’Information (ESI) à une grande école d’ingénieurs. Elle a réussi à presque tripler le nombre de places offertes aux lauréats du CNC en passant de 44 en 2012 à 122 pour l’année universitaire 2019-2020.

Pour ce qui est de la capacité d’accueil des anciens établissements de formation des ingénieurs. Elle aussi, a augmenté d’une manière considérable durant ces dix dernières années (25%). A leur tête, l’Ecole Supérieure des Industries du Textile et Habillement (ESITH) qui a accueillie cette année 211 taupins au lieu de 125 en 2010. Puis, l’Académie Internationale Mohammed VI de l’Aviation Civile (AIAC) qui a renforcé son effectif par 50 nouvelles places comparé à 2010.

Pour conclure, à ce rythme, est sûr que le Maroc ne pourra pas dépasser la barre des 5.000 Ingénieur(e)s issu(e)s des classes préparatoires aux grandes écoles d’ingénieurs (CPGE) à l’horizon 2025.

Partager:

1 comment

Ajouter un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée